Une berline compacte hybride rechargeable à moins de 25 000 €, conçue par un constructeur chinois qui talonne déjà Tesla sur les ventes mondiales. Voilà, en résumé, ce que propose la BYD Dolphin G DM-I. Sur le marché français, où l’hybride rechargeable peine à séduire et où les marques chinoises contournent les taxes douanières avec de l’électrique, c’est un pari audacieux. Avant d’aller plus loin, si vous avez un véhicule à revendre pour financer votre prochain achat, pensez à publier votre annonce de voiture électrique gratuitement. Maintenant, on vous explique tout ce qu’il faut savoir sur cette nouvelle venue : technologie, comportement, prix, et ce qui la distingue vraiment de la concurrence.
BYD Dolphin G DM-I : caractéristiques et technologies
Pour bien comprendre la BYD Dolphin G DM-I, quelques précisions s’imposent. Tout d’abord, ne la confondez pas avec la BYD Dolphin classique ou la Dolphin Surf, deux modèles 100 % électriques de gabarit plus réduit. La Dolphin G DM-I est une berline compacte de 4,16 mètres, conçue spécifiquement pour l’Europe, avec une motorisation hybride rechargeable maison baptisée Super Hybrid DM-I. Une technologie ambitieuse sur le papier, mais qui soulève quelques questions dans la pratique. Voici notre verdict complet.
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La technologie Super Hybrid DM-I : comment ça marche ?
Sous le capot de la BYD Dolphin G DM-I, on trouve ce que BYD appelle sa technologie Super Hybrid DM-I (Dual Mode Intelligence). En clair : deux moteurs électriques associés à un quatre-cylindres thermique de 1,5 litre, pour une puissance totale de 176 ch sur la version de base ou 212 ch sur la version Boost. L’électronique de gestion donne systématiquement la priorité à la traction électrique, le moteur thermique n’intervenant qu’en soutien ou pour recharger la batterie.
Deux versions de batterie sont disponibles. La première embarque une batterie LFP Blade de 7,42 kWh pour 40 km d’autonomie 100 % électrique. La seconde monte à 18,3 kWh pour 105 km en tout électrique. C’est sur cette dernière version que l’argument de la BYD Dolphin G DM-I est le plus convaincant : 1 040 km d’autonomie totale annoncée, et une consommation homologuée WLTP de 4,3 à 4,5 litres aux 100 km. Des chiffres comparables à ceux d’une Renault Clio E-Tech hybride classique, mais avec la capacité de rouler en tout électrique sur les trajets courts.
Le prix : le vrai argument de la BYD Dolphin G DM-I
C’est là que la BYD Dolphin G DM-I frappe fort. À partir de 24 990 €, elle propose une motorisation hybride rechargeable au prix d’un hybride classique. Pour comparaison, la Renault Clio E-Tech hybride simple démarre autour de 25 400 €. L’écart est donc d’environ 400 € en faveur de la BYD, pour une technologie théoriquement plus avancée.
En version Boost (29 490 €), la dotation est très complète : toit panoramique, affichage tête haute, clé numérique sur smartphone et une multitude d’assistances à la conduite. Sur ce terrain, les marques chinoises ont pris l’habitude de surprendre. Pour vérifier votre éligibilité à la prime à la conversion ou au bonus écologique sur ce type de véhicule, consultez le simulateur officiel du ministère de la Transition écologique, qui précise les conditions d’accès selon le modèle et votre situation.
Un segment abandonné par les marques européennes
La BYD Dolphin G DM-I s’aventure sur un territoire quasi désert : les berlines compactes hybrides rechargeables du segment B. Depuis le retrait des Renault Captur PHEV et Jeep Renegade 4xe de certains marchés, ce créneau est pratiquement sans concurrence directe. C’est une vraie fenêtre d’opportunité pour BYD.
Le contexte est particulier en France. Les marques chinoises se heurtent aux taxes douanières sur les véhicules 100 % électriques fabriqués en Chine et à l’absence d’éligibilité au bonus écologique (critère d’écoscore défavorable). Résultat : elles misent massivement sur le PHEV pour contourner ces contraintes. BYD a d’ailleurs pris la tête du classement français des hybrides rechargeables en mai 2025 avec ses SUV Atto-3 et Sealion-5. La Dolphin G DM-I vient consolider cette stratégie sur le segment compact.
Au volant : c’est honnête, mais avec le coup de foudre en moins…
Soyons francs : la BYD Dolphin G DM-I ne va pas vous faire battre la chamade. Même en version Boost, la puissance annoncée ne se ressent pas vraiment dans les sensations de conduite. La direction manque de précision, et la suspension a du mal avec les routes dégradées, ce qui peut surprendre au regard du positionnement premium affiché.
Il faut aussi tenir compte du poids : entre 1 440 et 1 555 kg selon la version, soit 200 kg de plus que ses concurrentes hybrides classiques. Ça se sent à l’usage, notamment dans les virages et les freinages d’urgence. Ce n’est pas un défaut rédhibitoire, mais c’est un compromis à accepter si l’on choisit ce modèle principalement pour son autonomie électrique et son tarif.
Habitabilité et équipement : le coffre sauve la mise
À bord, la BYD Dolphin G DM-I joue la carte du sérieux plutôt que du spectacle. L’habitacle est bien fini et cohérent, mais sans grande personnalité. L’espace aux places arrière est dans la moyenne du segment, sans plus. En revanche, le coffre de 425 litres est une bonne surprise : généreux pour une berline compacte de ce gabarit, et supérieur à la majorité de ses rivales.
L’équipement de série est une vraie force, dans la tradition des constructeurs chinois : le toit panoramique, l’affichage tête haute, la connectivité smartphone avancée et les nombreuses aides à la conduite sont de série sur les finitions les mieux dotées. Sur ce point, la Dolphin G rivalise sans complexe avec des modèles européens bien plus chers.
Notre verdict sur la BYD Dolphin G DM-I
La BYD Dolphin G DM-I est un produit cohérent, bien pensé pour un usage européen au quotidien. Son argument prix est réel, son autonomie électrique correcte et son équipement généreux. Mais elle ne convainc pas sur le plan dynamique, et son positionnement hybride rechargeable soulève une vraie question : à l’heure où les voitures électriques d’occasion offrent des autonomies croissantes à des tarifs proches, le PHEV reste-t-il vraiment pertinent ?
Tout dépend de votre usage. Pour un conducteur parcourant moins de 60 km par jour avec la possibilité de recharger à domicile, l’électrique pur reste souvent plus économique sur la durée. Pour un grand rouleur sans borne à disposition, la Dolphin G DM-I a du sens. À vous de trancher selon votre profil.
La BYD Dolphin G DM-I vaut-elle le coup en 2026 ?
La BYD Dolphin G DM-I représente une proposition sérieuse sur un segment laissé à l’abandon par les grandes marques européennes. Son prix, sa technologie et son équipement en font une option à considérer, surtout pour les conducteurs hésitant entre hybride et électrique. Le marché va évoluer vite, et il sera intéressant de suivre comment ce modèle se positionne face aux prochaines voitures électriques d’occasion qui arrivent à des prix de plus en plus accessibles.
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